Terre Promise

Sous le vent noir des terres de cendres, les ombres égarées
Au seuil infernal se sont étendues, en grappes humides de sueur
Les pieds brûlants encore d'avoir trop marché
Dans les dédales de la Terre, au fond des gouffres où la peur
Telle une araignée, a tissé sa toile de soie gluante
Quand les cris se perdent dans des couloirs sans fin
Là où se trouve le contraire du salut et où la mort est plus lente
Par d'indicibles mépris, elle s'est chargée de tous les chagrins
Des  hommes, elle a fait des esclaves soumis
Elle, arrogante et défiante, à la face diaphane
Prépare la tombe de tous les amants incompris
Là, maintenant ils s'avancent, le coeur en filigrane
Ils avancent, mus par le plus terrible branle-bas
Sur le seuil de l'enfer, tous groupés, vers leur Terre Promise
Ils passent la porte aux rouges entrelacs
A la recherche de tortures toujours plus exquises

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